Indie/ Rock/
Pour ce quatrième album de Requin Chagrin, on retrouve Marion Brunetto à tous les postes ...
Autrice, compositrice et interprète bien sûr, mais aussi derrière chaque instrument, et à la production-réalisation : elle est partout, dans toutes les chansons ! Pas pour des raisons d’égo, elle a réglé ces histoires-là dès ses premières années de batteuse-bonne-camarade au sein de groupes garage et punk.
Et elle encense volontiers ses collaborateurs : Antoine Poyeton, ingénieur du son, à la co-production et au mixage, et Simon Lancelot au mastering. Cette omniprésence, c’est juste une garantie de cohérence artistique. Au micro, à la batterie, à la console, c’est toujours la même sensibilité qui doit s’exprimer : la sienne. Telle est la recette de
Requin Chagrin
depuis sa naissance il y a 10 ans. Réussir à sortir de sa tête et trouver une nouvelle façon de composer pour goûter à la joie pure de faire de la musique, ce n’est pas facile, un chemin au cours duquel il faut travailler, beaucoup, pour atteindre le moment de grâce où on a l’impression de ne plus travailler du tout : ‘’Éteindre mon cerveau pour laisser les chansons venir’’, décrit Marion, pour qui le processus a été compliqué mais salvateur. Les paroles arrivent à la fin : elle transforme les yaourts de ses versions de travail à la dernière minute, le casque sur les oreilles, plongée dans la musique, pour se laisser submerger par les émotions qu’elle retranscrit en prenant s...